Les Conteurs de Légendes


 
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 Athel Loren

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Denis
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MessageSujet: Athel Loren   Dim 30 Nov - 16:17

Athel Loren est la plus ancienne des forêts du Vieux Monde. Ses arbres les plus vieux sont les jeunes pousses ayant germé à partir des graines semées par les serviteurs des Anciens en personne. C’est un lieu mystique qui s’étend sur une surface immense, mais nul ne sait si ce sont les Anciens ou l’influence du Chaos qui a éveillé ses arbres et leur a donné une âme. Toujours est-il qu’à l’aube des temps, ils ont commencé à raisonner d’une façon surnaturelle, et ont appris des sentiments tels que la haine et la colère. La forêt a peu à peu pris conscience d’elle-même et des autres races qui grouillaient comme des insectes à la surface du monde. Et les intentions de ces dernières ont éveillé sa rancœur…

Des menhirs gravés de runes elfiques marquent les limites de ce domaine végétal. Au-delà s’élèvent des arbres gigantesques dont les branches frissonnent et se tordent lentement, comme pour échapper à la barrière magique que forment ces pierres gardiennes. Les racines rampent et griffent les pierres couvertes de mousse, au milieu d’une brume persistante qui recouvre les clairières et les cavités du sol. Un tel labyrinthe de troncs et de branches suffit à rebuter l’esprit le plus décidé, car il abrite des yeux épieurs, des mouvements furtifs à peine entr’aperçus et des bruits inquiétants. La tranquillité surnaturelle des clairières tapissées de feuilles mortes et la brise silencieuse soufflant sur les sentiers ne voilent aucunement le sentiment d’être observé et mesuré à chaque pas que l’on y fait.

On aperçoit parfois du coin de l’œil des silhouettes impalpables se déplacer à travers les branches basses et les fourrés, suivies par de petites formes semblant aller d’un arbre à l’autre. Athel Loren sait tout ce qui se passe en son sein, et bien que son influence soit discrète, elle est prête à éliminer tout intrus qui pénètre ses frondaisons. Seuls les fous ou les plus intrépides osent la braver, car c’est un lieu hanté par des créatures et des esprits hostiles.

La forêt d’Athel Loren défie les lois du temps et de l’espace. Il est possible d’explorer ses sous-bois les plus sombres pendant seulement quelques heures, pour ensuite en ressortir et se rendre compte que des siècles se sont écoulés dans la vie réelle. De la même façon, certains se sont déjà perdus dans la forêt pendant des décennies avant de finalement s’en échapper pour s’apercevoir qu’une poignée de minutes se sont écoulées depuis leur disparition. Athel Loren est plus vivante que n’importe quelle autre forêt, et il est impossible de s’y orienter car les repères changent sans arrêt de place. Un endroit où s’ouvrait une clairière se retrouve recouvert d’une végétation inextricable le matin suivant, tandis que les sentiers disparaissent ou se reforment sans cesse.

La plupart de ceux qui pénètrent Athel Loren tournent en rond malgré leurs efforts pour s’enfoncer dans la forêt. Même s’ils essaient d’avancer droit devant, ils retombent sur l’orée des arbres. Une minorité de ceux qui insistent reviennent fous à lier, leur santé mentale définitivement réduite en lambeaux par les horreurs dont ils ont été les témoins.

Les autres ne réapparaissent jamais.

Cependant, certains esprits de la forêt ne sont pas systématiquement agressifs envers les étrangers. Ceux qui ont de la chance ou un cœur valeureux trouvent parfois un chemin au milieu des arbres, guidés par un rai de lumière ou un sentier moins traître que les autres. Quoi qu’il en soit, il y aura toujours des individus prêts à affronter les dangers d’Athel Loren, attirés par des légendes parlant de connaissances occultes ou de trésors cachés.

Les demeures des seigneurs des elfes sylvains sont cachées dans toute la forêt. Ce sont des lieux emplis d’une musique envoûtante, de rires semblables au souffle du vent d’automne et d’une lumière tamisée. Les entrées de ces endroits sont taillées dans le tronc d’arbres séculaires ou sont camouflées dans le flanc d’un tumulus, invisibles à l’œil des indésirables, si bien qu’ils peuvent passer à quelques pas de leur seuil sans les remarquer.

Ceux qui franchissent ces portes peuvent admirer une immense caverne qui se déploie sous le sol, dans laquelle des racines forment une voûte grandiose avant de descendre en torsades pour former d’élégants piliers. C’est dans ces endroits d’une beauté féerique que les elfes sylvains ont élu domicile. Des lanternes ouvragées décorent les murs, chacune renfermant de petites créatures de forme humaine qui diffusent de la lumière, telles des lucioles. Les elfes sylvains célèbrent ici les cycles naturels de la forêt en organisant de grands banquets lors desquels leur vin capiteux coule à flots. Les cavernes résonnent de mélodies enchanteresses et de rires cristallins alors que les elfes dansent, pendant que des enfants éternellement jeunes, enlevés dans les familles qui vivent dans les environs de la forêt, amènent les plats et remplissent les verres avec gaieté. Il arrive que de temps à autre des étrangers, notamment des Chevaliers de la Quête, soient conviés à des telles fêtes, mais seul un imbécile goûterait à des mets elfiques sans y avoir été expressément invité…

Les elfes sylvains vivent à Athel Loren depuis près de cinq mille ans. Au fil du temps, ils se sont liés à leur habitat à un point tel que leur nature intrinsèque a évolué pour refléter la forêt elle-même. Ils se sont progressivement détachés des autres elfes et sont devenus secrets, méfiants et repliés sur eux-mêmes. Leur destin est désormais celui de la forêt dont ils sont les gardiens : si celle-ci venait à disparaître, alors les elfes sylvains mourraient avec elle.

Les elfes sylvains sont comme la nature : capricieux et imprévisibles, mais ne suivant aucune notion de bien ou de mal selon les critères des autres races. Tout comme un lac aux eaux calmes et pures, ils peuvent sembler amicaux et magnifiques, avant de devenir soudainement aussi effrayants et destructeurs qu’un orage d’été. Pour chaque intrus conduit pacifiquement aux frontières de leur domaine, un autre est abattu sans pitié et son cadavre abandonné au beau milieu de la forêt. Des ossements jonchent les abords des arbres, des tiges de flèches fichées dans les orbites des crânes ou émergeant des cages thoraciques. La végétation recouvre rapidement ces avertissements macabres, à moins qu’ils ne soient auparavant rongés par quelque habitant des sous-bois…

Les elfes sylvains gardent la forêt d’Athel Loren sans relâche. Même ceux qui y pénètrent sans mauvaises intentions suscitent suspicion ou agressivité, et connaissent souvent une fin prématurée. Les elfes sylvains dédaignent totalement le monde extérieur et ne se soucient pas du sort des autres races. Il arrive qu’ils prennent part à des conflits en-dehors de leur domaine, mais cela reste rare et survient uniquement quand cela sert leurs propres intérêts. S’ils pouvaient vivre sans jamais sortir de leurs terres féeriques, ils le feraient sans l’ombre d’une hésitation.

Malheureusement pour eux, Athel Loren est constamment assaillie par des êtres désireux de la corrompre, et ils n’ont d’autre choix que combattre de tels envahisseurs.

Leur habileté insurpassable à l’arc couplée à leur discrétion extraordinaire font des elfes sylvains des adversaires à ne surtout pas sous-estimer. Les victimes ont rarement l’occasion de voir leurs bourreaux avant d’être transpercées de part en part de traits meurtriers jaillissant des fourrés. Ce n’est qu’une fois l’ennemi affaibli et pris de panique que les elfes sylvains surgissent des bois et massacrent sauvagement les survivants avant de s’évanouir aussi subitement qu’ils sont apparus.
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Denis
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MessageSujet: Re: Athel Loren   Dim 30 Nov - 16:21











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Denis
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MessageSujet: Re: Athel Loren   Dim 30 Nov - 16:29

LES ELFES SYLVAINS


Les elfes sylvains sont physiquement très proches des hauts elfes dont ils descendent directement. Ils sont grands, élancés, élégants et leurs mouvements sont gracieux, ils peuvent être très agiles et rapides en cas de besoin.

Les elfes s'adaptèrent rapidement à la vie forestière, vivant et s'établissant parmi les arbres, chassant ou récoltant les ressources disponibles. Ils cessèrent toutes relations avec Ulthuan, se déclarèrent indépendants des rois Phénix et commencèrent à bâtir une nouvelle société, mais ne s'écartèrent jamais des traditions ancestrales des elfes qui restaient gravées dans leurs mémoires. Isolés des ressources d'Ulthuan et de l'enseignement des sages, leur art et leur magie se développèrent différemment. A cause de ce changement de vie, ils évitèrent sans le savoir les tentations de puissance et de luxe qui corrompaient leurs distants cousins et devinrent un peuple rude et simple.

La principale source d'inspiration des elfes sylvains est l'intuition plus que l'apprentissage. Ils possèdent un sens inné de communication avec les éléments naturels et se sentent en parfaite harmonie avec les arbres et les animaux. Ainsi, intrigue et ambition leurs sont inconnues et de nombreuses autres passions destructrices existant dans la psyché elfe ne se manifestent pas chez eux.

Les elfes sylvains sont rusés, discrets et instinctivement très méfiants vis à vis des étrangers et de toute rupture de l'équilibre naturel. Ils évitent les contacts avec les autres races et sont sans merci contre ceux qui envahissent leur royaume avec des intentions malveillantes ou qui le ravagent par ignorance ou insouciance. Ils sont devenus les défenseurs de la forêt.

Il est très difficile de rencontrer ou même d'apercevoir un elfe sylvain à moins qu'il ne le veuille vraiment. Si un intrus s'aventurant dans leur royaume arrive à en apercevoir un, même du coin de l'œil, cela risque bien d'être sa toute dernière vision ! Les elfes sylvains sont si difficiles à trouver que le roi bretonnien doit envoyer ses meilleurs chevaliers comme messagers personnels.

En de rares occasions, les elfes sylvains envoient une armée hors du royaume forestier pour combattre le long de ses frontières ou pour aider leurs alliés les bretonniens contre des ennemis communs. De tels événements entrent rapidement dans la légende.

Les elfes sylvains peuvent altérer la forêt et le temps lui-même avec leurs étranges enchantements. Leurs cités sont cachées aux yeux du reste du monde et les voyageurs peuvent errer longtemps à travers la forêt sans être autorisés à retrouver leur chemin, attendant que les forestiers les aient observés et aient deviné leurs intentions.

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Denis
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MessageSujet: Re: Athel Loren   Dim 30 Nov - 16:33

Très peu d'elfes des anciennes colonies du Vieux Monde avaient exploré la forêt de Loren avant que le roi Phénix ne rappelle son peuple en Ulthuan, berceau de la civilisation elfe. Durant la longue Guerre de la Barbe entre les elfes et les nains, les armées naines avaient traversé les terres occidentales pour assiéger les cités portuaires. Pour fabriquer leurs machines de guerre et leurs engins de siège, mais aussi pour défier les elfes, les nains avaient abattu les arbres de la forêt.

Les elfes furent choqués et rendus furieux par cette destruction sauvage d'arbres vivants provoquée par cette race primitive qui n'aimait que le feu, le fer et la pierre brute. Certains d'entre eux décidèrent de vivre au milieu de la nature pour la défendre contre les ravages des nains, saisissant la moindre opportunité pour piéger ceux qui s'aventuraient entre les arbres denses. Les terribles combats se poursuivirent sur deux siècles et ces gardiens des forêts sauvages s'y installèrent définitivement et gagnèrent la confiance et l'amitié des hommes arbres et des dryades.

Les nains furent incapables de s'aventurer en profondeur dans les forêts, et celle de Loren en particulier fut épargnée de leurs haches. Lorsque fut prise la décision d'abandonner pour toujours les colonies, ceux qui ne purent se résigner au départ rejoignirent leurs semblables cachés au cœur de la forêt plutôt que de rester dans les immenses halls des cités désertées qui de toute façon allaient attirer toutes sortes de pillards et d'aventuriers sans scrupule.

Ainsi, les derniers elfes vivant dans le Vieux Monde se groupèrent en petites communautés au plus profond de l'immense forêt de Loren et furent accueillis par les gardiens, très heureux de bénéficier d'un tel renfort. Tous les clans qui trouvèrent leur chemin parmi les arbres s'installèrent dans des clairières ou dans des bosquets d'arbres, suivant leur intuition. Certains furent attirés par des essences d'arbres particulières, s'arrêtèrent là où ils trouvèrent une source d'eau claire ou aux endroits désignés par leurs mages comme propices à l'établissement d'une nouvelle colonie.

Seuls sept clans décidèrent de s'installer dans la forêt, car peu nombreux furent ceux qui refusèrent de retourner en Ulthuan. Progressivement, les sept clans entrèrent en contact les uns avec les autres. Parmi eux se trouvaient les tous premiers gardiens qui constituaient un clan à part entière. Les clans commencèrent à organiser un conseil régulier qui se réunissait dans la clairière la plus reculée et la plus secrète de la forêt. Elle était entourée par les arbres les plus anciens et les plus hauts. Cet endroit devait devenir le centre politique et rituel du royaume d'Athel Loren.

Les elfes sylvains ont vécu et prospéré séparément dans la forêt avant que ne se tienne le premier conseil. A cette époque, les relations entre les différents clans n'étaient qu'occasionnelles, voire orageuses et la plupart d'entre eux s'étaient adaptés à leur façon à ce nouvel environnement et avaient oublié leur ancien mode de vie et sa futilité. Aucun ne se sentait redevable envers Ulthuan ou le roi Phénix. La plupart étaient libres de tout engagement envers les princes qui avaient fait voile vers l'ouest avec leurs armées.

Des mariages se produisirent entre clans et de nouveaux liens furent tissés. Ceux qui vivaient dans la forêt depuis très longtemps devinrent les guides des nouveaux arrivants. Les artisans et les mages adaptèrent leurs talents à découvrir de nouvelles manières de façonner le bois et de le travailler comme le métal ou les pierres précieuses d'antan.

Les mages trouvèrent de nouvelles sources d'énergies magiques qui tourbillonnaient d'un pôle à l'autre de la terre traversant toute chose vivante. Ils prirent conscience de l'existence de saisons inconnues sur Ulthuan et se passionnèrent pour cette nouvelle vie au sein de la forêt. On devait aussi remarquer des changements subtils dans le langage des elfes, et l'art de l'écriture et le besoin de lire commencèrent à tomber dans l'oubli pour finir par ne plus avoir qu'une signification rituelle. Les traditions orales, les danses et les cérémonies prirent une grande importance pour les elfes sylvains, manières de se souvenir de leur passé et de rendre grâce à leurs dieux.



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Denis
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MessageSujet: Re: Athel Loren   Dim 30 Nov - 16:36

KURNOUS ET ISHA


Avec le temps passé dans la forêt, les elfes sylvains s'intéressèrent aux dieux ancestraux. Ces dieux s'appelaient Kurnous et Isha, le Grand Veneur et la Mère Nature. L'esprit de Kurnous se manifeste dans les animaux et dans l'impitoyable sauvagerie de la nature, alors que celui d'Isha habite les plantes et les sources limpides qui jaillissent de la terre. En Ulthuan, leur adoration avait été éclipsée par les cultes plus récents de la civilisation, du pouvoir et de la décadence. Au plein cœur des forêts sauvages, ces anciennes puissances semblaient palpables.

Kurnous et lsha avaient déjà été invoqués par les premiers gardiens de la forêt pour qu'ils les aident dans leur lutte contre les nains. Ils découvrirent des endroits sacrés éparpillés dans la forêt, où l'énergie magique affleurait à la surface. Ces lieux étaient reconnaissables aux arbres incroyablement anciens et grands qui y poussaient. Parfois, les elfes y élevèrent d'immenses monolithes pour diriger le flux de ces courants magiques vers certaines clairières et concentrer la puissance magique. Ces endroits devinrent des lieux de pèlerinage dédiés aux dieux Kurnous et Isha.

Tous les clans qui arrivèrent par la suite dans Loren embrassèrent le culte de Kurnous et d'Isha. Leurs rites élaborés et les danses effectuées au moment de l'équinoxe semblaient réveiller quelque chose au plus profond de la forêt, comme si les esprits élémentaires des dieux eux-mêmes étaient appelés du centre de la terre et du coeur des arbres.



ARIEL ET ORION


Il fut décidé lors du premier conseil qu'aucun clan ne devrait régner sur un autre. Ceci ne pourrait provoquer qu'ambition et jalousie et mènerait inévitablement à une guerre fratricide.

Ce n'était pas un conseil ordinaire de sages s'asseyant pour débattre. Les esprits des bois avaient déjà prise sur le peuple elfe, accentuant les aspects sauvages et étranges de leur pensée. Kurnous et Isha furent invoqués. Des jeunes sélectionnés dans chaque clan exécutèrent les danses rituelles. Les anciens exprimèrent leurs sentiments au cours de mystérieuses mises en scènes théâtrales et les mages révélèrent les nouvelles merveilles qu'ils avaient découvertes parmi les arbres. Même les hommes arbres et les dryades étaient là et certains elfes sylvains pouvaient déjà fusionner leur esprit avec celui de ces créatures ainsi que ceux de nombreux animaux et oiseaux.

Pendant ce temps, deux elfes s'éloignèrent de la clairière du conseil, Orion, un jeune à l'allure noble et Ariel, la plus jolie des jeunes elfes. Se frayant un chemin à travers un bosquet de chênes antiques, ils tombèrent sur un arbre d'une taille colossale, un arbre aussi vieux que le monde lui-même. Ses racines avaient fait éclater les rochers et ses branches créaient sous elles un monde d'ombres que traversaient avec peine quelques rares rayons de soleil.

Ils commencèrent à faire le tour du tronc massif, touchant de leurs doigts l'écorce craquelée. II leur fallut longtemps pour rien parcourir que la moitié. Soudain, ils atteignirent une fissure dans l'écorce, semblable à une porte étroite creusée dans le tronc lui-même. Poussés par leur curiosité, ils entrèrent.

Il fallut quelque temps à l'assemblée pour s'apercevoir de la disparition d'Orion et d'Ariel. Ne les voyant pas revenir, leurs clans commencèrent à les chercher autour de la clairière, mais ne trouvèrent nulle trace d'eux. Ils commencèrent à avoir peur qu'une bête sauvage ou pire, des ennemis ou un monstre ne les aient enlevés. Les éclaireurs se mobilisèrent, cherchant d'éventuels envahisseurs. Les mages prirent leurs bâtons divinatoires et tentèrent de suivre leurs traces, mais en vain.

Les jours passèrent et Orion et Ariel restèrent introuvables. Les recherches ne permirent même pas de retrouver le plus infime indice. Ils trouvèrent bien l'immense Chêne des Ages et rendirent hommage comme il se devait à cet arbre sacré. Ils virent l'énorme cicatrice dans l'écorce craquelée, mais l'ouverture par laquelle Orion et Ariel étaient entrés s'était mystérieusement refermée.




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Denis
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MessageSujet: Re: Athel Loren   Dim 30 Nov - 16:40

L'HIVER DU MALHEUR


Le conseil se dispersa. Chaque clan retourna à son domaine. Tout le monde était triste pour Orion et Ariel. Ils n'avaient toujours pas été retrouvés à l'arrivée de l'hiver et furent considérés comme perdus à jamais. L'hiver fut particulièrement rigoureux cette année-là, et au plus froid de la saison, les orques arrivèrent.

Chassés hors des montagnes par la faim, ils descendirent vers la forêt. Leurs hurlements sauvages résonnèrent parmi les arbres nus. Ils chassèrent les bêtes sauvages et brûlèrent les arbres en de grands feux de joie. Les éclaireurs observaient l'avancée des orques qui se faisait chaque jour plus profonde, et des escarmouches les opposaient à des bandes orques. De nombreux Peaux-Vertes furent tués par des flèches tirées par des mains invisibles. Mais les orques restaient déterminés. Toute la magie des elfes semblait impuissante pour les repousser. Ils avançaient résolument en direction des bosquets sacrés et des clairières habitées par les clans.

II fut décidé de combattre les orques de front. Tous les guerriers furent mobilisés. Les elfes sylvains attaquèrent mais les orques ne purent être battus. De nombreux braves elfes payèrent de leur vie mais la horde verte continuait à s'enfoncer dans leur royaume. Certains clans abandonnèrent leur clairière pour se réfugier dans des cavernes, d'autres préférèrent mourir là où ils avaient vécu, attendant la venue des orques.

L'Hiver du Malheur se poursuivit. Le sol gela et devint aussi dur que le métal. Des vents tourbillonnants apportèrent la neige qui recouvrit la lande et s'insinua entre les arbres. La forêt était transformée en une immense terre blanche et grise. Des loups hantaient les bois. La nourriture se faisait rare. Les hordes orques campaient dangereusement près de la Clairière du Conseil. Les mages elfes se battaient jour et nuit pour les en éloigner à l'aide d'enchantements et de fausses pistes.

La nuit, les feux des orques étaient visibles, brillant dans une clairière autour d'un vieux chêne foudroyé, un lieu étrange, craint même par les elfes sylvains.

Arriva une aube plus claire que les autres, les éclaireurs notèrent alors les premiers signes du printemps. Ils remarquèrent aussi une étrange agitation parmi les oiseaux et des murmures dans les branches. Alors que les mages commençaient à s'interroger sur ces événements et leurs raisons, on entendit résonner un gigantesque cor dans les profondeurs de la forêt. Les orques l'entendirent aussi. Ils furent glacés de peur et restèrent paralysés d'effroi au milieu de leurs camps où rôtissaient écureuils et belettes.

Puis le ciel s'assombrit à cause d'immenses vols d'oiseaux. On entendit le bruit inquiétant du brame d'un grand cerf; puis celui d'une énorme bête se ruant à travers les fougères mortes. Les éclaireurs furent les premiers à le voir. Un terrible chasseur, Kurnous incarné ! Il bondissait entre les arbres avec l'agilité et la vitesse d'une antilope. Sa tête était ornée d'immenses bois. Son visage était couvert de lierre et de mousse. Sa peau était verte comme les feuilles du printemps, ses yeux d'ambre brillaient comme ceux d'une bête sauvage. Il faisait deux fois la taille d'un elfe et tenait une énorme lance à la main.

Kurnous fonça à travers les sous-bois dans le campement orque, tuant tout sur son passage. Il défia et chargea le seigneur de guerre Grotfang, l'empala sur sa lance et le fit voler par dessus sa tête d'un coup de bois. Le reste des orques recula terrorisé. Les corbeaux noirs plongeaient déjà sur la horde orque déconfite. Les peaux vertes se marchaient les uns sur les autres dans leur précipitation, mais cette fois ils ne retrouvèrent pas leur chemin à travers les bois. Les hommes arbres et les dryades leur barraient le passage, réveillés par le cor et le brame de défi de Kurnous.

Kurnous pourchassa les fuyards avec sa grande lance. Derrière Kurnous arriva une vague d'elfes, groupés pour l'hallali. Une pluie de flèches mortelles s'abattit sur les orques, les danseurs de guerre s'élancèrent comme pour un ballet rituel en honneur à Kurnous, tuant les orques maladroits et trop lents pour s'écarter du chemin.

Alors que le soleil s'élevait au-dessus des arbres, ses rayons ambrés éclairèrent un massacre. Une clairière couverte de cadavres d'orques et noire de corbeaux et de corneilles. Les busards faisaient des cercles dans le ciel et les loups venaient réclamer leur part. Aucun orque n'était sorti de la forêt. Leurs os blanchis devaient rester à jamais enfoncés entre les racines noueuses de la Clairière du Malheur.



LE ROI ET LA REINE DE LA FORET


Quand il fut certain que le dernier orque avait succombé, les éclaireurs et les autres guerriers firent tout leur possible pour retrouver la trace de Kurnous. Son brame lointain pouvait toujours être entendu et certains aperçurent son ombre furtive courant rapidement entre les arbres. Les orques transpercés par sa lance jonchaient sa route. Ses traces suivaient un large arc de cercle menant jusqu'à la Clairière du Conseil puis jusqu'au Chêne des Ages lui-même.

Là, ils s'arrêtèrent. Kurnous avait disparu. Les mages furent appelés. Ils invoquèrent Kurnous avec leurs bâtons divinatoires, lançant incantations et prières de gratitude pour les avoir délivrés des ennemis. Alors qu'ils en appelaient à Kurnous, l'arbre émit un craquement et un grondement, une voix sourde s'éleva comme si elle sortait directement du tronc : "Qui demande Kurnous ?"

Alors, les elfes rassemblés virent la cicatrice dans l'écorce du chêne, c'est de là qu'était sortie la voix. Les éclaireurs les plus courageux et les mages s'engagèrent par l'ouverture. Avançant avec précautions, ils entendirent de mystérieux rires magiques et une étrange musique. Une faible lueur indiquait la fin du tunnel. II arrivèrent alors dans une vaste salle creusée au cœur de l'arbre.

Ils y virent deux personnages assis comme sur des trônes, Les êtres les plus beaux qu'il leur ait été donné de contempler. Tous avaient le sentiment d'être face aux réincarnations des dieux Kurnous et Isha, avec un air de famille d'Orion et d'Ariel, disparus depuis longtemps ! Autour d'eux se tenaient des dryades et d'autres étranges esprits des bois qui leur rendaient hommage comme à un roi et à une reine.

Le grand mage Athelor s'avança de quelques pas et leur demanda s'ils étaient vraiment Orion et Ariel. Orion répondit que c'était bien eux, mais qu'ils avaient changé. Puis Ariel prit la parole, révélant qu'ils avaient tous deux fusionné avec Kurnous et Isha et pris leur apparence. Les dieux avaient été appelés du plus profond de la forêt et avaient souhaité prendre une forme elfe. Ils avaient été séduits par l'exceptionnelle beauté d'Orion et d'Ariel et leur avaient insufflé une toute petite part de leurs esprits divins. Cela suffisait à donner à Orion et à Ariel le pouvoir de prendre l'apparence de Kurnous et d'Isha pendant un court moment. Suffisamment longtemps pour sceller le sort de tout envahisseur.

Ariel avait parlé avec la sagesse d'une déesse et les elfes furent frappés par ce qu'ils voyaient. Athelor, le grand mage, comprit et proclama aux autres "Voyez, le Roi et la Reine de la Forêt !"

Orion et Ariel sortirent du Chêne des Ages et tinrent leur cour dans la Clairière du Conseil, qui devint alors la Clairière Royale. Tous les clans les reconnurent comme roi et reine. Les mages virent en eux les héritiers directs des pouvoirs magiques de Kurnous et d'Isha. Orion était capable de prendre l'apparence de Kurnous le Grand Chasseur, pourchassant les envahisseurs de son domaine. Ariel pouvait quant à elle exercer sans avoir étudiée la magie d'Isha, comme si cela faisait partie de son être. Elle avait le pouvoir de tisser des enchantements autour du royaume d'Athel Loren pour protéger son peuple et ses terres de leurs ennemis.

Les elfes peuvent vivre plusieurs siècles, mais Orion et Ariel étaient devenus sans âge et immortels grâce à leur nature divine. Ils étaient perpétuellement régénérés, tout comme la nature investie de l'esprit de Kurnous et d'Isha se régénère. Ils régneraient sur le peuple sylvain avec sagesse et protégeraient à jamais la forêt.

Pour Orion et Ariel, l'immortalité se manifeste d'étrange façon. Aux heures les plus froides de l'hiver, ils semblent mourir. Alors les elfes les portent à l'intérieur du Chêne des Ages. Avec les premiers signes du printemps, le grand chêne est rouvert, révélant Orion et Ariel régénérés dans toute leur splendeur. C'est comme si les pouvoirs d'Orion et d'Ariel suivaient le cycle des saisons, s'évanouissant et renaissant avec elles. Le cœur de l'hiver est donc l'époque la plus dangereuse pour le peuple d'Athel Loren, lorsque se dissipent les enchantements qui protègent la forêt, des heures où ils doivent faire preuve de la plus grande vigilance !
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Loranor
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MessageSujet: Re: Athel Loren   Dim 30 Nov - 16:45

A que miam miam, cela va m'en faire de la lecture.

Bon ben me reste plus qu'à peindre mes ES et de faire des photos...
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Denis
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MessageSujet: Re: Athel Loren   Dim 30 Nov - 17:01

LE ROYAUME D'ATHEL LOREN


Les premiers colons elfes dans le Vieux Monde s'aventurèrent à l'intérieur des terres jusqu'à la lisière de l'immense forêt connue aujourd'hui sous le nom de forêt de Loren. Elle était alors nettement plus vaste qu'aujourd'hui, bien qu'elle soit encore immense. Ils l'appelèrent Athel Loren, ce qui dans leur langage signifiait "la forêt du levant".

Plus tard, durant la guerre qui opposa les elfes aux nains et après l'abandon des colonies, ce fut cette forêt qui attira le plus les elfes dans leur recherche d'un endroit sûr pour s'établir. La raison en était que la forêt était restée vierge depuis l'aube des temps. Les orques et les gobelins n'avaient jamais trouvé leur chemin au milieu des arbres et on ne rencontrait des monstres qu'à sa lisière et dans les contreforts boisés des Montagnes Grises. Les hommes bêtes n'avaient jamais profané ses clairières avec leurs rituels démoniaques. Les prospecteurs nains l'avaient traversée mais furent plus tard repoussés par les elfes qui avaient décidé de sauvegarder les bois.

La forêt était donc restée un endroit où hommes arbres et dryades pouvaient vivre en sécurité. Les courants magiques y étaient favorables et rendaient la forêt florissante.

Après leur installation et leur alliance avec les esprits des bois dont ils devinrent les amis, les elfes sylvains devinrent les gardiens de la forêt, la protégeant contre les migrations humaines et orques. Ces tribus furent dissuadées de pénétrer dans la forêt et la considérèrent vite comme un endroit hanté et dangereux à éviter. Partout ailleurs, les hommes défrichèrent pour cultiver la terre et bâtir leurs cités pendant que les orques jetaient les arbres au sol pour construire leurs bastions ou pour faire de gigantesques feux de joie. D'immenses étendues sauvages subsistent pourtant partout dans le Vieux Monde, certaines s'étant même reformées après l'abandon des champs et des villages ravagés par les guerres alors que d'autres régions jusque là vierges étaient traversées par les routes marchandes. De toutes les grandes forêts du Vieux Monde, celle de Loren est la plus sauvage et 1a mieux protégée.





LES CLAIRIERES


L'aspect de la forêt de Loren varie beaucoup. Les bois s'étendent des plaines de Bretonnie jusqu'aux contreforts des Montagnes Grises. Ils s'étendent sur les berges de deux des plus importants fleuves du Vieux Monde. Sur cette étendue colossale, la nature de la végétation varie d'un bout à l'autre. A certains endroits, le sol est pierreux avec des monticules rocheux et des blocs qui s'élèvent entre les arbres. A d'autres endroits, le sol est très meuble, avec des lacs au cœur même de la forêt. Il existe même des étendues dégagées où les hautes herbes remplacent les arbres. Certaine régions sont caractérisés par l'abondance de certaines essences d'arbres.

Si la plus grande partie de la forêt baigne dans une pénombre surnaturelle seulement traversée occasionnellement par les rares rayons du soleil ou de la lune qui parviennent à y pénétrer, il y existe aussi des régions dégagées où il est possible de regarder le ciel bleu le jour ou les étoiles la nuit. Les elfes sylvains appellent ces zones "clairières". Ce sont non seulement des endroits ouverts au soleil, mais souvent aussi des points où les courants magiques affleurent à la surface même du sol.

Chaque clan elfe venu s'installer dans la forêt le fit dans une clairière particulière. Certains clans se sentirent attirés par un endroit bien défini plutôt que par un autre. Une fois qu'un clan avait choisi une clairière comme point de départ de sa colonie, les elfes qui y appartenaient commençaient à adapter leur mode de vie à l'environnement immédiat. Chaque clairière eut une influence subtile sur le clan qui s'y trouvait. Certains clans ne restèrent pas longtemps au même endroit et adoptèrent un mode de vie nomade qui les mena d'un bout à l'autre de la forêt. Lorsqu'ils s'installent pour une petite période, ils choisissent toujours le même type de clairière au milieu du même type d'arbres.

Les légendes sylvaines parlent de certaines clairières marquantes de la forêt de Loren, chacune possédant ses caractéristiques et étant occupée par un clan particulier. Certaines de ces clairières sont partagées par plusieurs clans, d'autres sont évitées par tous. Les clairières sont parfois assez vastes, et certaines sont en fait plutôt un réseau de clairières reliées entre elles qu'une véritable clairière. Avec le temps, la clairière principale d'un clan peut changer, mais elle se situe généralement dans la même région de la forêt, sauf dans le cas des clans nomades. Mais ceux-ci recherchent toujours le même type de clairières partout où ils vont.


LA CLAIRIERE ROYALE
Cette immense clairière est entourée par de grands chênes d'un âge remontant à l'antiquité. Lors des premières incursions des elfes dans la forêt, ils tombèrent par hasard sur cette clairière et décidèrent d'y tenir conseil et d'y accomplir leurs rites. C'était sans aucun doute un endroit sacré et magique. Pas très loin de la clairière elle-même se trouve le Chêne des Ages où furent retrouvés Orion et Ariel devenus Roi et Reine de la Forêt. Cet endroit devint donc la Clairière Royale.

Là, les semi-divinités que sont la reine le roi règnent sur le royaume d'Athel Loren et tiennent leur cour. Ils sont vénérés comme les réincarnations des dieux Kurnous et Isha. Le Roi et la Reine des Bois sont immortels, mais chaque année, au plus froid de l'hiver, ils semblent mourir comme le fait la végétation. Ils sont alors transportés à l'intérieur du Chêne des Ages et en ressortent régénérés aux premiers signes du printemps. Ainsi continuent-ils à vivre d'année en année, entourés de sagesse et de pouvoir magique.

Au cours des siècles, les mages elfes portés sur l'art des "chants sylvains" ont créé une cité dans les arbres de la Clairière Royale. Les chants sylvains sont un art qui accélère la croissance des arbres et les fait pousser d'une manière particulière. Les branches des grands chênes constituent des passerelles, des auvents, des galeries et des salles. Ces constructions sont entièrement faites d'arbres vivants, de branches et de feuillage. Sous la surface du sol, les mêmes méthodes ont été utilisées pour constituer des chambres dont les murs sont les racines des arbres. On accède à ces pièces par des passages à l'intérieur des troncs vivants.

Bien que très étendue, cette cité est presque invisible à un regard non averti. Elle se fond dans la forêt et le voyageur ou l'ennemi peut très bien passer juste à côté sans la voir, l'essentiel de la cité se trouvant au dessus de sa tête ou sous ses pieds. Elle est de plus camouflée par la magie. Un étranger parcourant la forêt pourrait donc traverser sans le savoir la Clairière Royale, inconscient de ce qui l'entoure ou de l'endroit où il se trouve, surveillé par des yeux elfes, mais encore lui faudrait?il parvenir jusqu'à cet endroit. La plupart des étrangers en sont détournés par magie, errant pendant des lieues et des lieues avant d'émerger subitement hors de la forêt.

LES BOSQUETS DE FRÊNES
Les bosquets de frênes peuvent être trouvés le long des berges des fleuves de la partie orientale d'Athel Loren. Là, les frênes poussent très serrés et sont presque impénétrables. Les denses bosquets ont été "chantés", par les elfes qui y habitent pour constituer de véritables labyrinthes.
Les clans installés ici ont appris à couper les longues et droites branches des frênes pour faire des lances de chasse et de combat.

LES PRAIRIES
Ces grandes clairières sont situées dans la partie sud d'Athel Loren, entre fleuve et montagnes. Là, les arbres sont plus clairsemés, laissant de larges étendues d'herbe grasse. C'est là que paissent les chevaux sauvages et les quelques licornes que l'on puisse encore voir.

Le clan Equos qui compte des cavaliers et des dresseurs émérites, s'est installé à cet endroit après avoir quitté les colonies côtières. Ils apportèrent avec eux leurs coursiers elfiques et les juments et les laissèrent en liberté dans les prairies. Ils ne pouvaient pas se résoudre à s'embarquer pour Ulthuan avec le reste des guerriers car cela les aurait obligés à laisser derrière eux leurs nobles montures. Ils partirent plutôt en direction de l'est, vers les étendues sauvages. Ces montures étaient les ancêtres des coursiers que chevauchent aujourd'hui les elfes sylvains. Le clan Equos fournit tous les cavaliers et conducteurs de chars d'Athel Loren.

LA CLAIRIERE DU MALHEUR
La clairière du Malheur est dominée par le tronc mort d'un énorme chêne solitaire. Les restes de l'arbre sont tordus et torturés. Ses branches nues griffent le ciel comme des mains levées par la souffrance. Le tronc est creux et la cavité s'enfonce profondément dans la terre. Pour les elfes, ces lieux sont ceux d'un sombre rituel.

Les mages s'y rassemblent pour leurs réunions secrètes. Les plus vils envahisseurs y sont entraînés pour y être piégés et massacrés par les elfes. Leurs ossements y restent prisonniers des enchevêtrements de buissons épineux. Malgré tout ceci, ce n'est pas l'endroit sinistre que l'on pourrait croire. Les arbres et les buissons y sont couverts de baies violettes et rouge sang que les elfes cueillent pour en faire des breuvages et des potions, et le sol est tapissé de plantes forestières et de fleurs. C'est un endroit riche en champignons, en lichens et en mousses de toutes sortes, tous ingrédients recherchés par les mages pour leurs potions magiques.

LES BOIS DE PINS
Les bois de pins sont situés aux pieds des Montagnes Grises, là où la forêt couvre les contreforts. L'air frais favorise les conifères par rapport aux autres espèces végétales. Il en existe différents types et certains spécimens sont très anciens. Leurs racines enserrent de gros blocs de rochers érodés par les intempéries. Les falaises sont creusées d'une multitude de cavernes et de crevasses qui abritent une faune très variée. Les elfes ont "chanté" arbres et rochers en un fin treillage où troncs et stalagmites rocheux constituent les piliers de nombreuses salles et galeries.

Le clan qui s'est établi là a appris à utiliser la résine des pins de multiples façons, y compris pour faire du vin et des potions magiques. La région regorge d'animaux sauvages comme des ours, des pumas et des oiseaux de proie. Les elfes qui y vivent ont développé une étrange affinité envers ces animaux. Le clan des pins compte des guerriers qui ont appris à chevaucher sur le dos des grands aigles de guerre.

LES BOSQUETS D'IF
Ces bosquets sont lugubres, inquiétants et très répandus dans toute la forêt de Loren. Le bois d'if est excellent pour faire des arcs, des baguettes ou des bâtons magiques. Les ifs sont par conséquent très recherchés par les clans pour leurs arcs ainsi que par les mages pour leurs propriétés magiques. L'âge incommensurable de certains arbres signifie qu'ils ont absorbé et emmagasiné une énorme quantité d'énergie magique dans leurs racines et en leur cœur. Le clan des ifs compte de nombreux groupes de nomades ainsi que des mages errants qui se déplacent d'un bosquet d'ifs à l'autre pour y rester quelque temps.

LES BOIS DE HETRES
Les hêtres couvrent les douces pentes des collines du centre de la forêt de Loren. Les terres s'élevant entre les deux fleuves qui traversent la forêt, on peut les apercevoir de très loin en arrivant par la lande. Ces collines sont recouvertes de hêtres d'un âge immémorial. Leurs branches ont été "chantées" par les elfes en des piliers vrillés qui supportent des galeries et des salles. Les troncs des arbres constituent ainsi le support de vastes halls qu'un voyageur pourrait traverser sans même se rendre compte que le peuple des elfes est tout proche. La seule chose qu'il pourrait remarquer serait le son étrange et enchanteur des chants elfiques et les rires s'élevant tout autour de lui, sans aucune source apparente.

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MessageSujet: Re: Athel Loren   Dim 30 Nov - 17:03

LES LANDES SAUVAGES


La forêt de Loren est entourée de vastes étendues de lande broussailleuse. Des arbres rabougris et des bosquets épars y côtoient des champs de fougères et de bruyère. Des amas rocheux émergent des ronces enchevêtrées. Ici et là, on trouve une pierre levée, un ancien lieu de sépulture fait d'un énorme rocher et de pierres placées en cercle. Certaines ont dû être édifiées dans un passé reculé par des tribus humaines sauvages, les origines de certaines autres sont mystérieuses. Des trésors et des périls inconnus sont cachés en dessous.

Cette lande constitue les terres frontalières d'Athel Loren. On peut apercevoir de cet endroit l'immense forêt. Quiconque désirant s'aventurer plus avant risque d'être pourchassé par le clan Equos dans ses chars de combat ou par les chevaliers sylvains armés de lances et d'arcs. Ces infatigables guerriers patrouillent la lande à la recherche d'intrus. Parfois, des champions rivaux se mesurent lors de courses équestres ou de chars entre deux pierres levées. La nuit, ils campent dans les bosquets de jeunes chênes ou retournent dans la forêt pour être relevés par une autre patrouille venue des prairies.

A une époque, ces terres furent disputées aux elfes sylvains par les barons bretonniens. II y eut beaucoup d'agitation et des affrontements sanglants. Les elfes sylvains faisaient souvent semblant de fuir vers la forêt pour entraîner derrière eux des chevaliers imprudents qui n'en ressortaient jamais. Finalement, les barons apprirent à respecter la puissance d'Athel Loren, et le roi bretonnien lui-même reconnut la domination du Roi et de la Reine des Forêts sur ces terres.

Certaines des pierres levées les plus grandes furent choisies pour marquer la frontière du royaume, au-delà de laquelle nul homme ne peut s'aventurer sans le consentement du Roi et de la Reine des Forêts. Elles sont gravées et peintes de symboles sylvains. Des charmes écartent les ennemis et entourent le royaume d'enchantements protecteurs. Aller au-delà des pierres, c'est se condamner soi-même !

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MessageSujet: Re: Athel Loren   Dim 30 Nov - 18:18

LA DECOUVERTE DE LA FORET


Lorsque les elfes d'Ulthuan foulèrent pour la première fois le Vieux Monde, il découvrirent une région sauvage intacte. Des colonies furent fondées sur les côtes et les terres proches furent cultivées. Quelques explorateurs s'aventurèrent dans les zones forestières de l'intérieur. Quelques-uns remontèrent les grands fleuves dans leurs vaisseaux graciles. D'autres atteignirent les contreforts des Montagnes Grises. Des marchands les suivirent bientôt et rapportèrent aux colonies côtières d'étranges et merveilleuses choses qui furent ensuite exportées vers Ulthuan comme produits de luxe exotiques.

Ce fut à cette époque que les elfes découvrirent la grande Forêt de Loren, qui à cette époque était bien plus vaste qu'aujourd'hui. Cependant, cette contrée était si vaste et sauvage, et les elfes si peu nombreux, qu'ils laissèrent peu de traces de leurs activités ailleurs que sur les côtes. Là, ils construisirent des cités de pierre comme en Ulthuan, les ruines en sont encore visibles aujourd'hui.

De l'est vinrent les marchands et explorateurs nains. Ils arrivèrent dans les Montagnes Grises presque en même temps que les elfes, voire un peu plus tôt, et commencèrent la prospection de minerais. Ils avaient peu de raison de traverser les forêts entre les montagnes et la mer. Cependant, ils rencontrèrent les elfes occidentaux, et commencèrent à commercer avec eux. Finalement, les nains atteignirent les colonies elfes et leurs relations, jusqu'alors amicales virèrent à la concurrence, ce qui donna naissance à des querelles puis à la guerre.

LES GARDIENS DE LA FORET


La Guerre de la Barbe allait mettre un terme à la colonisation elfe du Vieux Monde et aux ambitions naines d'établir un empire allant jusqu'à la mer de l'ouest. Les deux races allaient s'épuiser dans une terrible lutte et subir des destructions jusque dans leurs terres respectives. Pendant la guerre, les armées naines descendirent des montagnes pour assiéger les colonies côtières. II leur fallut pour cela traverser les forêts. Ce faisant, ils utilisèrent leurs haches pour abattre des arbres pour leurs feux, leurs fortins, leurs ponts ou les fourneaux de leurs machines à vapeur. Lorsqu'ils découvrirent que cela enrageaient les elfes, ils ne le firent que plus.

De nombreux elfes reçurent la tâche de garder les forêts pour tendre des embuscades aux armées naines traversant péniblement les zones boisées. Très vite, cela dissuada les nains de traverser ces secteurs par crainte d'attaque surprise. Les elfes s'avérèrent particulièrement habiles dans ces combats en forêt car leurs archers pouvaient décocher leurs flèches sans être vus, et plus généralement, par leur agilité et leur vivacité. La Forêt de Loren fut peut-être la plus surveillée de toutes.



L'EXODE DES CLANS


Lorsque le Roi Phénix rappela les armées elfes du Vieux Monde et laissa les colonies sans surveillance, les colons qui y vivaient se retrouvèrent devant deux choix : rentrer ou rester. S'ils restaient dans le Vieux Monde, ils seraient à la merci de trois ennemis mortels : les nains, les orques et les elfes noirs de Naggaroth.

Les nains, il est vrai, étaient eux-mêmes en pleine retraite, mais les histoires de colonies elfes abandonnées pleines de trésors étaient une tentation trop forte pour n'importe quelle bande de pillards ou d'aventuriers, ainsi d'ailleurs que pour les bandes de maraudeurs orques et gobelins qui arrivaient de l'est lointain. Pire encore, les mers n'étaient pas sûres. Les elfes rebelles de Naggaroth parcouraient les voies maritimes, pillant les navires revenant des colonies et menaçant les villes côtières non défendues.

II était donc dangereux pour les elfes du Vieux Monde de rester dans les colonies. En une génération, tous les clans qui avaient refusé de rentrer à Ulthuan entreprirent le grand voyage vers l'intérieur des terres. Ils se retirèrent dans les forêts sauvages où ils se sentaient en sécurité. Comme ils en étaient déjà les gardiens, ils connaissaient les chemins détournés et les lieux les plus sûrs pour s'établir.

LES ELFES NOIRS




Le clan Equos, éleveurs de montures elfiques, fut le dernier à quitter les plaines côtières. Ils étaient peu disposés à renoncer à leurs riches pâturages et étaient déterminés à ne pas abandonner leurs troupeaux. Les événements les forcèrent à prendre le chemin des forêts. Une grande Arche Noire l'immense vaisseau des elfes noirs) fut aperçue sur l'océan. Les gardes des falaises virent sa gigantesque silhouette se découper dans le soleil couchant. Ils suivirent sa progression sur des centaines de kilomètres avec horreur et appréhension. Peu connaissaient exactement la nature des combats sur la terre des elfe mais des rumeurs leur étaient parvenues au sujet des elfes meurtriers de Naggaroth. L'arche semblait venir pour piller les colonies abandonnées et réduire en esclavage les clans restés sur place.

Le clan Equos rassembla précipitamment ses troupeaux et les mena vers l'est. Par chance presque tous étaient partis lorsque l'arche accosta. On put voir de la fumée s'élever de la colonie abandonnée de Tol Ibrion, sur les ruines de laquelle s'élève aujourd'hui Brionne.

Les cavaliers noirs suivirent les traces des troupeaux de chevaux loin dans les terres. Finalement, les elfes noirs atteignirent une lande dégagée qui s'étendait vers l'est jusqu'à la forêt de Loren. Là, le clan Equos s'était rassemblé pour les affronter. De très nombreux chars et cavaliers se tenaient sur les collines, prêts à charger. Leur chef était Equoth l'Intrépide, qui avait été élu pour les conduire au combat.

Les cavaliers noirs avaient progressé de nuit, Equoth décida donc de les attaquer à l'aube, lorsque les rayons du soleil se levant au-dessus des arbres de Loren les aveuglerait. La bataille qui s'ensuivit fut un carnage. Beaucoup des guerriers d'Equoth tombèrent mais le soleil éblouissant empêchait les elfes noirs de viser et beaucoup de leurs traits ratèrent leur cible. Les elfes noirs furent encerclés et exterminés. Leurs os reposent aujourd'hui sous un des grands cairns de pierre que l'on peut voir dans cette région. Quant à ceux restés à bord de l'Arche Noire, ayant perdu leur avant-garde, ils se contentèrent de piller les colonies côtières avant de disparaître avec leur butin.


LES ENVAHISSEURS ORQUES ET GOBELINS


Le Vieux Monde fut progressivement infesté par des tribus nomades d'orques et de gobelins venues de l'est. Il ne fait pas de doute que ce sont des guerres internes qui les poussèrent à émigrer. II n'y avait plus maintenant ni troupes elfes ni guerriers nains pour les maintenir à l'écart. Peu de ces nouveaux venus surent jamais que la forêt de Loren était habitée par les elfes. Les orques farfouillèrent dans les ruines des vieilles colonies et finirent de détruire les beaux bâtiments à la recherche des trésors qui auraient pu s'y trouver.

Une de ces hordes de maraudeurs orques et gobelins envahit la forêt de Loren durant un très rude hiver connu dans les légendes elfes sous le nom d'Hiver du Malheur. Les événements de cette époque ont déjà été racontés car ils menèrent à la fondation du royaume d'Athel Loren et au règne du Roi et de la Reine des Forêts. Les orques furent vaincus au lieu appelé Clairière du Malheur. En ce moment de grand péril, les elfes furent sauvés et conduits à la victoire par Orion et Ariel, qui avaient pris l'aspect des dieux Kurnous et Isha et qui dès lors devinrent les immortels Roi et Reine d'Athel Loren.

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MessageSujet: Re: Athel Loren   Dim 30 Nov - 18:46

RENCONTRES AVEC LES BARBARES


Pendant les générations qui suivirent la bataille de la Clairière du Malheur, le clan Equos maintint une garde sur les landes entourant Athel Loren. Les Chevaliers Sylvains parcouraient les collines couvertes de fougères et campaient dans les taillis d'arbres rabougris à la recherche d'orques et de gobelins en maraude. Les escarmouches étaient innombrables. Dès que l'ennemi était repéré dans la lande, un messager allait donner l'alarme à Orion et Ariel. Les clans d'elfes sylvains rassemblaient rapidement leurs guerriers et tendaient une embuscade. L'ennemi était le plus souvent repoussé ou massacré avant d'avoir atteint la forêt. Un tumulus était alors dressé sur ses os et une pierre gravée des symboles de Kurnous et Isha était levée en signe d'avertissement.

Puis vint un jour où les Chevaliers Sylvains repérèrent un groupe d'étrangers différents. Cette horde se déplaçait avec des chariots ou chevauchait de solides poneys aux longs poils. L'expédition était surveillée par des hommes dotés d'armes de métal. Du bétail et des familles suivaient les guerriers.
II ne s'agissait pas d'orques ou de gobelins : les elfes voyaient pour la première fois des hommes. Il s'agissait de tribus sauvages, ancêtres des bretonniens, à la recherche de nouvelles terres à coloniser.

L'information fut transmise à Orion et Ariel comme d'habitude. Le conseil fut convoqué et décida d'attendre pour observer au lieu d'attaquer. Les traits des nouveaux venus étaient agréables et avaient une lointaine parenté avec ceux des elfes. Ils pourraient peut-être s'avérer amicaux et devenir des alliés. Les cavaliers reçurent l'ordre de les observer de loin.

Les gardes virent bientôt deux choses qui leur firent apprécier les étrangers. D'abord, les barbares en tête de colonne découvrirent les monolithes marquant la frontière du royaume d'Athel Loren et s'en approchèrent. Ils inspectèrent les symboles gravés sur les pierres et firent venir un de leurs chamanes. Finalement, ils placèrent des offrandes au pied des pierres et firent demi-tour, menant l'expédition dans une autre direction et refusant de franchir les pierres. Qu'il se fût agi de respect ou de superstition, les elfes sylvains ne furent pas moins impressionnés par ce geste et décidèrent que ces êtres étaient complètement différents des orques et des gobelins.

L'autre chose qui marqua les cavaliers fut le combat auquel ils assistèrent lorsque les barbares furent attaqués par des orques et des chevaucheurs de loups gobelins. Les hommes défendirent vaillamment leurs chariots et leur peuple. Les Chevaliers Sylvains observant des collines furent tellement impressionnés par leur courage qu'ils se lancèrent au galop et attaquèrent les orques avec furie malgré un rapport de force très en leur défaveur. A eux tous, les barbares et les elfes repoussèrent les orques, que les Chevaliers Sylvains poursuivirent et massacrèrent sans n'attendre les remerciements des hommes.

Un peu plus tard, les éclaireurs découvrirent que les barbares s'étaient installés un peu en dehors d'Athel Loren et cultivaient une terre près d'un fleuve. Il était clair qu'ils ne voulaient pas de mal à la forêt de Loren, et menaient en fait une guerre constante contre les orques. Lorsque vint l'époque des moissons, ils entassèrent de grandes offrandes aux pieds des monolithes en signe de gratitude envers les elfes.

Au sein des barbares, les chamanes étaient parvenus à une conclusion à propos des elfes. Ils annoncèrent qu'il s'agissait là du "peuple fée", des êtres magiques vivant dans les bois et qui les aideraient dans les moments difficiles si on leur montrait du respect. Cette croyance persista pendant des siècles et empêcha les hommes d'aller conquérir la forêt de Loren.

LE CLAN PERDU


Un clan d'elfes sylvains vivait autrefois dans les clairières entourées d'arbres wythel, au cœur de la forêt de Loren. Ces arbres étaient des conifères d'une taille et d'un âge exceptionnels et d'une beauté incomparable. Leurs aiguilles étaient d'un vert de jade et leurs pommes de pins énormes. Leurs pignons étaient comestibles et considérés comme un met de choix en Athel Loren. La résine de ces arbres pouvait être distillée en un vin extraordinaire. On dit même que le bois des wythels faisait les meilleurs arcs longs.

Avec le temps, le mode de vie de ce clan devint dépendant des wythels. Ces elfes n'apprirent pas à utiliser autant d'arbres que les autres clans. Et cela n'avait pas d'importance tant que les wythels prospéraient.

Au fil des siècles, les wythels, déjà rares dans la forêt, devenaient de plus en plus durs à trouver. Les magiciens du clan étaient perplexes quant à ce phénomène. Un par un, les vieux arbres mouraient et tombaient au sol. Les jeunes pousses étaient trop rares pour les remplacer, et les elfes, malgré toute leur science, ne purent faire germer les pignons. Finalement, les magiciens établirent que les arbres dépérissaient par la modification des flux magiques qui passaient profondément sous la terre.

Aucune tentative pour restaurer les énergies magiques ne parvint à sauver les arbres. Les immenses monolithes, les danses rituelles, les chants offerts par des chœurs de jeunes filles elfes chaque jour de chaque année ne firent aucune différence. En désespoir de cause, des magiciens doués de talents de divination et des Guerriers Faucons furent envoyés rechercher les lieux où pouvaient encore se trouver des wythels. Après plusieurs années de recherche, un des magiciens revint. Il avait avec lui des rameaux sains et bien vivants de wythel. Il révéla aux anciens rassemblés l'endroit où ces arbres vivaient encore.

Bien qu'heureux que les wythels n'aient pas disparu de ce monde, le clan était effrayé par la distance énorme qu'il leur faudrait couvrir pour aller jusqu'aux arbres. Avec réticence, le clan décida d'abandonner pour toujours Athel Loren pour rejoindre leurs arbres tant aimés et les protéger. Le Roi et la Reine des Forêts comprirent leur désir et les laissèrent partir, les bénissant et leur fournissant aide et objets magiques.

Le clan entier entreprit son long voyage à travers les Montagnes Grises et au-delà, vers l'est. Ils errèrent à travers des zones sauvages forestières à peine habitées par l'homme mais déjà infestées d'orques. Les Guerriers Faucons et les éclaireurs essayèrent de garder le contact mais perdirent finalement toute trace du clan lorsque la neige vint couvrir la forêt. Le clan des Wythels ne fut jamais retrouvé.

Depuis cette époque, des rumeurs parlant d'une enclave d'elfes sylvains cachés au plus profond des forêts à l'est des Montagnes Grises sont parvenues à Athel Loren. Des tentatives pour rétablir le contact ont eu lieu, et des éclaireurs prétendent avoir rencontré des éclaireurs du Clan Perdu. Il n'y a pas de raison de douter de leur parole, mais il n'empêche que pratiquement tout ce qui concerne ce clan reste un mystère à Athel Loren, seule son existence semble certaine.



LA CUPIDITE DES NAINS


Thorkund la Hache fut l'un des premiers aventuriers nains à se risquer à l'ouest après la grande guerre entre elfes et nains. Il ne revint jamais.

Les elfes sylvains savent ce qui est arrivé à Thorkund, mais pas les nains. Si ces derniers venaient à le découvrir, ils ajouteraient un autre chapitre au Livre des Rancunes Contre Athel Loren !

Plusieurs siècles après la fin de la guerre entre elfes et nains, des rumeurs selon lesquelles les elfes avaient abandonné leurs colonies atteignirent les grands halls de pierre des nains. Plusieurs d'entre eux spéculèrent sur les trésors qui pouvaient être cachés dans les ruines. Les prospecteurs se demandèrent eux quelles richesses minérales ils pourraient bien trouver dans ces terres autrefois interdites aux nains. Pendant longtemps, les nains avaient été trop préoccupés par leurs problèmes internes pour s'intéresser aux possibilités extérieures.

Thorkund la Hache fut l'un des premiers nains à s'aventurer vers l'ouest à la recherche de trésors. II partit avec une poignée de compagnons aussi avides que lui. La cupidité les fit traverser les montagnes et les vastes forêts qui allaient devenir plus tard l'Empire. Ils atteignirent les Montagnes Grises et, du haut des sommets, virent les terres de la future Bretonnie. Une dernière grande forêt se trouvait entre eux et les ruines elfes de la côte ouest du Vieux Monde : la forêt de Loren.

Thorkund et sa bande descendirent les montagnes et pénétrèrent dans la forêt. D'une façon ou d'une autre, ils parvinrent à entrer dans les bois. Puis un jour, ils tombèrent dans une embuscade tendue par des ennemis invisibles cachés dans les taillis. Des flèches se plantèrent dans les boucliers des nains et d'autres dans les nains eux-mêmes ! Thorkund et ses compagnons chargèrent avec leurs haches. Ils se retrouvèrent rapidement entourés de cadavres d'elfes, dont aucun ne semblait avoir échappé à leurs haches.

A leur grande stupéfaction, les nains entrèrent alors dans une clairière sacrée. Les guerriers qu'ils avaient tués en étaient les gardiens. Ils virent d'immenses arbres noueux et des pierres couvertes d'étranges symboles. Rapidement, ils commencèrent à renverser les pierres à la recherche de trésors. En vérité, il s'agissait d'aventuriers expérimentés qui savaient parfaitement comment piller un endroit sacré.

Les nains découvrirent des richesses dont même les elfes avaient oublié l'existence, et les entassèrent dans leurs sacs. II s'agissait de représentations étrangement sculptées en cuivre, argent et or d'une créature qui semblait à moitié femme elfe et à moitié arbre. C'étaient de très belles pièces mais elles troublaient l'esprit cupide des nains. Thorkund ne serait pas rassuré avant qu'elles ne soient fondues et que leur magie ait été brisée par les runes naines ! Ne se souciant plus des ruines de la lointaine côte ouest, Thorkund et ses compagnons entreprirent de quitter la forêt avant que d'autres elfes ne surviennent.

A peine avaient-ils quitté la clairière qu'ils entendirent une étrange plainte monter de la forêt elle-même et crurent voir une vague forme au milieu des arbres.

Ils ne s'arrêtèrent pas pour camper et fuirent vers les montagnes, désireux de laisser au plus vite les sinistres bois derrière eux.

Finalement, ils atteignirent les contreforts des Montagnes Grises, suivirent les ravins et les passes vers l'est. Pourtant, ils entendaient encore cet étrange gémissement au loin derrière eux. Cela faisait maintenant deux jours qu'ils marchaient sans s'arrêter et la fatigue surmontait même leur résistance. Ils s'arrêtèrent près d'un bosquet de pins et s'endormirent.

Un bruit étrange parvenant de tout autour d'eux les réveilla. C'était encore cet étrange gémissement qu'ils avaient entendu depuis leur fuite de la clairière sacrée. Il provenait des arbres entourant leur camp. Saisissant leurs haches, ils attaquèrent les troncs pour mettre fin à ce bruit qui les rendait fou. Ce fut en vain: dès qu'une hache s'enfonçait dans un arbre, une étrange créature aux longs cheveux et aux griffes comme des serres quittait l'écorce et disparaissait dans un autre arbre, continuant à gémir et à les torturer. La créature, qui était la dryade Wyrthu, gardienne de la clairière sacrée, et qui les avait suivis pour se venger, semblait hurler à la lune comme pour appeler quelque chose ou quelqu'un.

Soudain, une grande ombre tomba sur les nains. Un immense oiseau de proie chevauché par une silhouette recouverte d'un manteau descendit sur eux à une vitesse terrifiante. Bientôt, tous les nains sauf Thorkund gisaient morts, des flèches dépassant de leurs cottes de mailles. Thorkund, agitant sa hache, recula sous un vieux pin pour pouvoir frapper le faucon qui fonçait sur lui. A ce moment, deux mains crochues l'agrippèrent par derrière et il fut entraîné vers sa fin dans les crevasses du flanc de la montagne. Ses os y sont encore aujourd'hui, prisonniers des racines du vieux pin. Le Guerrier Faucon, Thryngol le Mage, retourna vers Athel Loren et enfouit les trésors dans la clairière sacrée d'où ils avaient été volés.

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MessageSujet: Re: Athel Loren   Dim 30 Nov - 18:46

LE DESTIN DU BARON


Pendant plusieurs siècles, le peuple bretonnite colonisa les terres au nord et à l'ouest d'Athel Loren. A cette époque, ils pénétraient rarement dans la vaste forêt de Loren. Les rumeurs et les mythes sur les mystérieux habitants des bois les dissuadaient de s'y aventurer pour chasser. De temps en temps, des groupes de guerriers tentaient de traverser les landes entourant la forêt mais ils se retrouvaient rapidement en face des chars et des chevaliers du clan Equos. Les légendes de cette époque encore chantées aujourd'hui parlent de ces seigneurs impétueux tombés sous les flèches des elfes pour avoir transgressé les frontières du royaume interdit. Ainsi se développèrent les contes sur le peuple secret et le royaume elfe.

Les colonies bretonniennes entourant la forêt commencèrent bientôt à considérer les elfes comme des amis, particulièrement quand des bandes d'orques ou d'autres ennemis ravageant le pays, pénétraient en Loren avant de fuir la région, ou de disparaître à jamais. On pouvait parfois voir des bandes d'elfes, se déplaçant de nuit pour intercepter les envahisseurs, tout autant à l'avantage des bretonniens que des elfes. En signe de gratitude, les bretonniens laissaient des offrandes d'armures et d'armes ou des tonneaux de vin aux pieds des pierres frontalières. Ces offrandes disparaissaient mystérieusement, considérées par les elfes comme des produits de luxe venus du monde extérieur.

Durant les derniers siècles avant que les bretonniens ne s'unifient en un unique royaume obéissant à un unique roi, les colonies autour d'Athel Loren s'étaient transformées en puissants domaines féodaux dominés par des barons et leur suite de chevaliers. Certains de ces barons cherchaient de nouvelles terres à conquérir. Cernés par les domaines de leurs voisins, ils étaient attirés par les dernières terres sauvages de la forêt de Loren. C'étaient des hommes arrogants qui se souciaient peu des légendes et se croyaient invincibles.

Le baron Foulques de Bergues fut le premier à conduire sa suite dans les landes. Ils franchirent les frontières, jetant des regards hautains sur les bornes frontalières qu'ils passèrent en riant. Poursuivant leur avance, ils furent défiés par Eldryn, un puissant chef du clan Equos, et ses suivants. Dans la bataille qui s'ensuivit, les elfes furent vaincus par les chevaliers. Aucun des sylvains ne survécut, ils furent tous abattus sous les murs de leur fortin. Puis le baron envoya ses fantassins attaquer la place. Plusieurs d'entre eux tombèrent sous les flèches des elfes, parmi lesquels se trouvaient des femmes rendues folles par la mort de leurs compagnons, mais ils ne purent être arrêtés. Les elfes durent se replier dans la forêt, abandonnant le fortin au baron.

Dans les jours qui suivirent, les éclaireurs et les chevaliers elfes surveillèrent l'armée du baron sous le couvert des arbres, pendant que le Roi et la Reine de la Forêt prenaient conseil auprès des clans. Ils observèrent les hommes du baron construire un château sur la colline où s'était trouvé le fortin. Les grands arbres furent abattus et des bœufs tractèrent les pierres frontalières jusque sur la colline où elles servirent à construire les murs du château. La colère monta chez les elfes.

Le pire était à venir. Les chevaliers cherchaient un peu d'animation pendant que le château se construisait. Certains d'entre eux entrèrent dans la forêt pour y chasser le gibier. Quelques éclaireurs leur tendirent une embuscade mais leurs flèches ne purent transpercer les armures et les chevaliers enragés commencèrent à chasser les elfes pour le sport. Ils parvinrent à abattre quelques éclaireurs mais les elfes trouvèrent leurs cibles et certains chevaliers tombèrent, des flèches plantées dans la fente oculaire de leurs heaumes.

Cette rencontre dissuada pour un temps les chevaliers de s'aventurer loin dans la forêt. Néanmoins, le baron avait amené des paysans de ses domaines et celui-là commençaient à défricher les abords de la forêt et à labourer les terres ainsi dégagées. Il était évident que le baron entendait conserver ce qu'il avait capturé. Bientôt, d'autres barons suivraient son exemple et le royaume d'Athel Loren serait envahi de toutes parts.

Le Roi et la Reine des Forêts tinrent conseil avec les mages et les chefs des clans sur la façon de combattre les envahisseurs. Orion entra dans une rage noire en entendant les nouvelles rapportées par les éclaireurs et au rapport des elfes chassés du fortin capturé par le baron. Seules les sages paroles d'Ariel calmèrent sa colère et l'empêchèrent de lâcher la Grande Chasse sur ces conquérants arrogants.

Ariel savait à quoi s'en tenir. Sa perspicacité était grande. Elle avertit que l'ennemi était puissant, des chevaliers aimant la guerre et qui considérait déshonorant de se replier. Ils étaient déterminés et méprisaient la mort. Ils ne seraient pas aussi faciles à vaincre que les orques. Même si les elfes les tuaient tous, cela ne serait qu'un défi à la chevalerie bretonnienne, incitant d'autres chevaliers à venir prouver leur valeur. Ariel déconseilla la guerre ouverte contre le baron.

Le conseil demanda alors l'avis de la Reine. Orion, tout juste capable de contenir sa colère, désirait pour sa part faire couler le sang immédiatement. Les hommes du baron avaient une faiblesse, annonça Ariel, qui était leur superstition. Le moyen de les vaincre était de leur montrer des pouvoirs au-delà de leur compréhension. Non seulement cela ferait fuir les envahisseurs actuels, mais inciterait leurs semblables à rester au loin. Ils devaient comprendre que la menace des pierres était réelle et que violer le royaume interdit entraînait un châtiment magique. II fallait leur montrer qu'Athel Loren était un lieu différent qui ne pouvait pas être conquis comme n'importe quelle autre terre.

Le conseil fut suivi. Les jeunes guerriers furent calmés et Orion refréna sa colère et posa sa lance sans que celle-ci ait versé le sang ennemi. Les chefs des clans interdirent à leurs guerriers de défier les chevaliers du baron. La vengeance se ferait selon les plans d'Ariel.

Quelques jours plus tard, le baron et ses hommes se réveillèrent au petit jour dans le château en partie construit. Ils étaient noyés dans une étrange brume froide. Lorsque le brouillard commença à se lever, les guerriers furent stupéfaits de voir des arbres massifs tout autour d'eux. Le baron soupçonna la sorcellerie elfe et ordonna à ses paysans de venir avec leurs haches pour montrer à ses hommes comment il allait s'occuper de ces arbres magiques. Malheureusement, les paysans avaient déjà fui, étant plus superstitieux que les soldats, et emporté leurs haches et leurs bœufs avec eux.

Puis les fondations du château commencèrent à gémir et à vaciller. La panique se répandit parmi les chevaliers quand des blocs leur tombèrent dessus. Leur armure ne leur servait à rien, pas plus que leur courage ou leur honneur. Les arbres, qui n'étaient autres que des hommes arbres invoqués par Ariel elle-même, démolirent entièrement le château et enterrèrent vivant le baron sous les décombres. Une poignée de survivants s'enfuit en répandant des rumeurs de sorcellerie dans toute la Bretonnie.

Depuis ce jour, aucun autre baron n'a osé violer les frontières d'Athel Loren. Selon les croyances bretonniennes, les murs des châteaux ne tiennent pas sur ces terres enchantées. Un amas de pierres renversées rappelle aujourd'hui encore la folie et le destin du baron Foulques de Bergues.

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MessageSujet: Re: Athel Loren   Dim 30 Nov - 18:52

L'ALLIANCE AVEC LA BRETONNIE


Lorsque Louis le Téméraire fut couronné premier roi de Bretonnie, il héritait d'un royaume unifié par Gilles le Breton. La seule région qui n'était pas sujette à son autorité était la forêt de Loren. Gilles avait pris soin de ne pas transgresser les frontières du domaine elfe, reconnaissant de fait son indépendance par rapport à la Bretonnie. Même Louis n'était pas assez téméraire pour envoyer ses chevaliers conquérir la forêt. Le sort du baron Foulques était encore dans toutes les mémoires. A la place, Louis réalisa la valeur d'un fort royaume gardant sa frontière sud-est vulnérable. Il savait qu'aussi longtemps qu'Athel Loren existerait, il serait difficile ou impossible à des ennemis d'envahir la Bretonnie par cette direction. De plus, les elfes assuraient leur propre défense et, à la différence des barons, ne réclamaient aucune faveur en retour.

Louis désigna donc le chevalier qu'il estimait le plus et l'envoya dans la forêt de Loren rencontrer le Roi et la Reine des Forêts. Seul un chevalier errant était suffisamment brave pour tenter cette mission seul. Et seul un chevalier solitaire pourrait passer les frontières en tant que messager. Un groupe de chevaliers serait de toute évidence attaqué, pris pour la troupe d'un baron en conquête.

Le chevalier choisi fut Gaston de Gaillard. Il entra dans Athel Loren, surveillé par les gardiens des bois. Pas un elfe ne bloqua sa route et il put pratiquement parvenir à la Clairière du Conseil où Orion, les mages et les chefs des clans l'attendaient. Ariel, elle, adoptant sa forme de sylphe, décida de le mettre à l'épreuve. Elle utilisa des enchantements, invoqua des dryades et des hommes arbres pour effrayer Gaston qui chevauchait à travers la forêt. En dépit de tous les stratagèmes étranges qu'elle utilisa contre lui, il resta calme et déterminé, et son épée demeura au fourreau. Ariel vit ainsi qu'il était en mission de paix et qu'il était un chevalier honorable à qui son peuple pouvait faire confiance. Elle lui apparut finalement dans sa forme véritable et le mena à la Clairière du Conseil.

Gaston délivra le message du roi de Bretonnie offrant une amitié éternelle et l'alliance avec Athel Loren. Aucun baron ne recevrait l'autorisation de franchir les frontières du royaume elfe si en retour les elfes sylvains acceptaient de s'allier avec les bretonniens contre leurs ennemis communs. Le Roi et la Reine des Forêts acceptèrent l'offre d'amitié de Louis, et Gaston repartit avec leur message et plusieurs objets magiques étranges pour son roi. Depuis cette époque, Athel Loren a été respectée par tous les bretonniens, et les chevaliers bretonniens et les archers elfes se sont rassemblés pour combattre leurs ennemis sur bien des champs de bataille.


LA BATAILLE DU DEFILE DES PINS


Les nains ont toujours eu tendance à s'aventurer vers l'ouest plutôt que vers l'est, peut-être à cause du destin des nains du Chaos partis vers l'est. Ils étaient toujours attirés par ces histoires de trésors perdus qui existaient vers l'ouest, certains de ces trésors ayant été perdus durant la guerre entre elfes et nains.

Les expéditions naines se dirigeant vers l'ouest empruntent généralement une route le long des montagnes où ils avancent inaperçus, plutôt que de traverser l'Empire ou la Tilée. Cependant, lorsqu'elles atteignent les Montagnes Grises, elles doivent descendre vers les terres basses pour atteindre les ruines et les tumulus contenant les trésors recherchés. Ce qui signifie envahir la Bretonnie et provoquer des combats contre les barons locaux.

Une autre solution est d'entrer dans la forêt de Loren, où aucun chevalier ne viendra les arrêter. Cependant, la forêt présente d'autres dangers pour les nains, des ennemis héréditaires et implacables, les elfes sylvains. Malheureusement pour les nains, leurs sagas mentionnent rarement ces habitants des forêts, ayant été écrites avant l'abandon des colonies par les elfes et leur fuite vers la forêt. Rares sont les nains à avoir rencontré les elfes sylvains et à être retournés chez eux raconter leur histoire. Il arrive donc que les nains, ignorant la présence des elfes, traversent tranquillement la forêt de Loren, inconscients du danger. C'est ce qui arriva à l'expédition de Grugni Soifdor.

Grugni, chasseur de trésors réputé, équipa une forte expédition comprenant de nombreux tueurs de trolls (ce qui laisse deviner ce que les autres nains pensaient du sort probable de l'expédition !). Grugni était cependant assez confiant, d'autant plus qu'il emportait quelques canons avec lui.

Déplacer les canons dans les montagnes ne fut pas une chose facile, surtout quand la bière vint à manquer. La mutinerie ne fut évitée que lorsque Grugni accepta à contrecœur d'abandonner l'artillerie. Le bronze fut fondu pour fabriquer de nouvelles armes et armures, puis l'expédition se prépara à descendre vers l'immense forêt que l'on pouvait apercevoir depuis la montagne.

Ceci impliquait de longer un ravin appelé Défilé des Pins. Les côtés du gouffre étaient couverts de grands conifères noueux. Dans les plus hautes branches et au sommet des parois se trouvaient les aires des Grands Aigles et les habitations des Guerriers Faucons. A l'entrée du ravin, les nains passèrent un arbre sur le tronc duquel avaient été gravés des symboles sacrés. Les nains de Grugni rien tinrent pas compte, franchirent cette frontière et entrèrent dans le royaume interdit.

Alors que l'expédition progressait le long du gouffre, les Guerriers Faucons volèrent vers la forêt pour avertir les autres elfes de l'approche de l'adversaire. Les nains étaient le vieil ennemi que les premiers gardiens des forêts avaient combattu, et on savait qu'ils ne venaient que pour voler des trésors, pas pour commercer en paix. Les clans se préparèrent donc à combattre et s'assemblèrent à l'autre bout du ravin pour tendre une embuscade.

Grugni, qui se méfiait des orques et gobelins en terrain rocailleux, prit des précautions. Il divisa les tueurs de trolls et en forma son avant garde et son arrière garde. C'était un aventurier expérimenté qui connaissait les dangers des embuscades. On pouvait compter sur les tueurs pour se frayer un chemin à l'avant et pour tenir leur terrain à l'arrière.

Grugni n'avait pas prévu des elfes invisibles armés d'arcs longs, pas plus que les étranges dryades et hommes arbres inconnus dans son pays.

Les elfes étaient conduits par Findol, chef du clan des Pins, sur les terres duquel les nains se trouvaient maintenant. Il n'était pas prêt à accepter que ce lieu sacré soit pillé ou que les pins qu'il adorait tant soient abattus pour faire du feu. Il décida d'attirer l'ennemi vers ses éclaireurs. Celui-là tirèrent une volée de flèches et tuèrent quelques tueurs de trolls. Fous de rage, les survivants pourchassèrent les éclaireurs dans les bois où ils furent exterminés par d'autres elfes dissimulés parmi les rochers et les pins.

Pendant ce temps, plusieurs hommes arbres ressemblant à de vieux pins que les nains avaient dépassé sans rien remarquer se rabattirent derrière la colonne. Les tueurs de trolls de l'arrière garde remarquèrent que le chemin qu'ils avaient emprunté était maintenant bloqué par des arbres qui ne s'y trouvaient pas quelques instants auparavant. Ils se lancèrent sur eux en agitant frénétiquement leurs haches. Les hommes arbres répliquèrent avec la même férocité et bientôt les derniers tueurs de trolls gisaient morts.

Le reste de l'expédition n'avait plus d'autre choix que de former un mur de bouclier, puisqu'ils étaient bloqués devant et derrière par leur ennemi et sur les côtés par les flancs abrupts du ravin. Les elfes agiles escaladèrent les parois et firent pleuvoir leurs flèches sur les nains, chaque volée abattant plusieurs d'entre eux. Bientôt, il restait si peu de nains que les elfes les chargèrent et les engagèrent en corps à corps. Malgré leur bravoure désespérée, aucun nain n'échappa à la colère des sylvains. Les grands aigles et les faucons utilisèrent par la suite leurs os blanchis pour soutenir leurs nids.



LES AMBITIONS IMPERIALES


La frontière entre l'Empire et la Bretonnie suit les Montagnes Grises sur une très longue distance. Au cours des siècles, d'innombrables escarmouches et batailles ont fait rage sur cette frontière disputée, généralement entre les forces de comtes et barons rivaux essayant de se voler leurs terres au nom de l'Empereur ou du roi de Bretonnie.

La forêt de Loren, nichée comme elle est entre les frontières est et sud de la Bretonnie, a parfois été le théâtre de combats débordant des frontières adjacentes. Les bretonniens évitent toujours soigneusement de pénétrer en Athel Loren mais leurs ennemis ne sont pas aussi délicats. C'est à ces moments que l'alliance entre la Bretonnie et les elfes sylvains est si bénéfique aux bretonniens, car aucune armée voulant déborder la Bretonnie en traversant la forêt de Loren n'y est parvenue, et pourtant beaucoup ont essayé !

Une de ces tentatives fut celle du comte Ulrich von Schloss, du Reikland, vassal de l'Empereur et véritable menace pour la civilisation. Ulrich engagea de nombreux mercenaires, préférant les moins chers et les pires. Ceci l'amena à passer un marché avec le duc Bastinardo de Tilée, qui lui fournirait des arbalétriers en échange de canons. Bastinardo ignorait que les canons étaient défectueux...

Ayant scellé le marché, Ulrich mena son armée hétéroclite dans les Montagnes Grises par une voie révélée par les hommes de Bastinardo. Cela lui permettrait de faire entrer son armée en Bretonnie par le sud, en traversant Loren et d'attaquer son vieux rival le duc de Quenelles par une direction inattendue.

Si Ulrich avait jamais entendu parler des elfes sylvains, il devait les avoir considérés comme des légendes ou des racontars, il poursuivit donc son plan insensé. Ulrich était toutefois suffisamment lucide pour éviter les parties les plus profondes de la forêt. A la place, il suivit les affluents du fleuve Brienne qui l'amèneraient directement à Quenelles, de l'autre côté de la forêt. Ceci signifiait que son armée aurait à traverser la région appelée Les Prairies par les elfes, là où les arbres cèdent la place à des prés le long des boucles du fleuve. C'est là que les meilleurs troupeaux du clan Equos paissent secrètement et en toute sécurité.

Ulrich avait amené avec lui un contingent de nomades kislévites, tous assassins et voleurs de chevaux. Leur rôle était de reconnaître le terrain. Imbibés de vodka du matin au soir, ils ne remarquèrent pas les éclaireurs elfes les surveillant depuis les bosquets. Ils virent par contre les troupeaux de magnifiques chevaux blancs paissant dans les prés. Les kislévites ne purent résister à la tentation d'essayer de capturer quelques-unes de ces montures et se rapprochèrent avec leurs lassos. Ce fut alors que les elfes les abattirent à coups de flèches.

Les kislévites survivants fuirent et rejoignirent l'armée du comte, répandant la panique. Le comte déploya hâtivement ses arbalétriers tiléens mais ceux-ci ne purent distinguer la progression des elfes qui avançaient de taillis en taillis. Pendant ce temps, des nouvelles des envahisseurs étaient parvenues au Roi et à la Reine de la Forêt. Bientôt, le son terrifiant de la corne de la Grande Chasse retentit dans la forêt. Orion arrivait ! II était accompagné des cohortes des clans elfes.

Même les arbalétriers tiléens n'étaient pas de taille face aux archers de Loren tirant depuis les arbres, et après avoir essuyé de terribles volées de flèches, les hommes paniquèrent et fuirent. Le comte et ses chevaliers tinrent bon jusqu'à ce qu'Orion lui-même vint les charger. C'en était trop pour les brutes du comte qui s'éparpillèrent dans toutes les directions. Ils furent pourchassés et achevés par des groupes de chevaliers sylvains.

Quant au comte, il parvint grâce à son extrême lâcheté à atteindre la Tilée, échappant à la vengeance des elfes. Il traversa les montagnes et arriva au château du duc Bastinardo, espérant profiter de son hospitalité. Malheureusement, Bastinardo avait déjà essayé les canons ! Le comte Ulrich put apprécier le confort des célèbres cul-de-basse-fosse du duc.


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MessageSujet: Re: Athel Loren   Dim 30 Nov - 18:55

LA MENACE SKAVEN


Durant l'année Impériale 1813, alors que la peste appelée Fièvre Rouge ravageait la Bretonnie, deux armées skavens émergèrent soudain au nord du fleuve Brienne. Les skavens avaient pu infiltrer la Bretonnie au moyen de passages souterrains. Il ne faisait pas de doute qu'ils avaient lâché la Fièvre Rouge pour affaiblir la Bretonnie avant leur assaut. Heureusement, le royaume d'Athel Loren était trop isolé et caché pour que la peste s'y répande, trop protégé du mal par les enchantements d'Ariel, de plus, les elfes sont beaucoup moins sensibles à la peste que les hommes.

Les mages d'Athel Loren connaissaient les activités des skavens sous leur royaume forestier depuis quelques temps déjà. Utilisant des bâtons de divination, ils tentaient de suivre la progression des tunnels. Parfois, lorsqu'une forte présence était détectée, indiquant qu'un tunnel se rapprochait de la surface, une tentative était faite d'y pénétrer pour stopper l'œuvre diabolique des skavens. Les elfes sylvains connaissaient la nature des skavens et de leurs plans démoniaques. Les éclaireurs qui veillaient au-delà d'Athel Loren apportaient des nouvelles de leurs activités. Ils étaient déterminés à empêcher les hommes rats de mutiler la forêt. Si un arbre montrait des signes de dessèchement, c'était parfois le signe que des skavens travaillait profondément sous le sol. Heureusement, il y avait peu de tunnels sous la forêt de Loren, mais cela les rendait d'autant plus dur à trouver.

Les rares fois où un tunnel était repéré, les mages tentaient de le sceller au moyen de rituels et de magie. Un énorme monolithe était dressé sur la ligne du tunnel détecté par les mages. La pierre était recouverte de symboles qui dirigeaient le flux d'énergie magique à travers la terre vers le tunnel, créant un puissant sort pour repousser les skavens.

Les bretonniens, cependant, furent complètement pris par surprise par les infiltrateurs skavens. Sans avertissement, deux énormes hordes de skavens émergèrent entre Brionne et Quenelles et commencèrent à dévaster la campagne. Bientôt, les deux villes étaient assiégées. Des messagers furent dépêchés au duc de Parravon qui marcha rapidement vers le sud à la tête d'une armée de chevaliers.

Bien que les bretonniens n'eussent pas demandé l'aide du Roi et de la Reine des Forêts, celle=ci vint quand même. Des éclaireurs elfes avaient rapporté la nouvelle de l'invasion skaven. Orion et Ariel désignèrent le chef du clan Equos, Caradrel le Coléreux, pour mener l'armée elfe. Les chevaliers de son clan formeraient la plus grande partie de l'armée, et Caradrel aurait l'occasion de libérer sa terrible colère sur les skavens !

L'armée elfe partit rejoindre les chevaliers bretonniens qui s'approchaient de Quenelles. De nombreux archers elfes avaient marché à un rythme épuisant pour suivre l'allure des chevaliers et participer à la bataille. Ils furent accueillis chaleureusement par leurs alliés car ceux-ci avaient laissé leur infanterie surveiller Parravon, et les paysans avaient tellement souffert de la peste que seuls quelques rares archers avaient pu être rassemblés.

Les archers elfes firent pleuvoir leurs flèches sur la horde skaven venue à leur rencontre. Lorsque les rangs des rats furent bien éprouvés, les chevaliers sylvains et leurs alliés humains chargèrent pour achever la victoire. Les chevaliers sylvains, à l'armure moins lourde que les chevaliers bretonniens, poursuivirent les skavens en déroute pour en éliminer le plus possible.

S'arrêtant à peine pour se reposer et se soigner, l'armée repartit dégager Brionne. Là-bas, la horde skaven fut battue de la même façon, après un combat encore plus long et plus dur.
Des elfes qui étaient partis avec Caradrel, à peine la moitié revit Athel Loren.



PAS DE REFUGE POUR LES ORQUES


Alors que les Croisades faisaient rage en Bretonnie, Athel Loren ne fut pratiquement pas touchée par le conflit qui se déroulaient dans les campagnes voisines. La majeure partie des combats eurent lieu dans les grandes forêts du nord et du centre de la Bretonnie, les orques n'étant jamais parvenus à établir des forteresses dans le forêt de Loren.

L'un des derniers seigneurs de guerre orques à être pourchassés fut Gorskar, chef d'une bande particulièrement sauvage. Pendant plusieurs années, cette troupe s'était cachée dans les montagnes centrales de Bretonnie, parmi des ravins et des pics inaccessibles. Ils avaient repoussés toutes les armées bretonniennes venues pour essayer de les déloger. Finalement, ce fut une défaite infligée par des skavens venus de la forteresse secrète du Gouffre Noir qui les força à fuir. Les skavens avaient pris les orques par surprise. Même les bretonniens savaient à peine où se trouvait le Gouffre Noir, ni même s'il existait vraiment.

Dès que la bande de Gorskar se mit en marche, une armée de chevaliers fut rapidement assemblée et alla intercepter les orques. Il y eut une bataille rangée que les deux camps prétendirent avoir gagnée et qui fit couler beaucoup de sang des deux côtés. Pendant que les chevaliers soignaient leurs blessures, les orques firent une marche forcée de nuit et atteignirent les frontières d'Athel Loren.

Le chamane de Gorskar, Skrog, examina les étranges symboles Des monolithes frontaliers. II conseilla à son seigneur d'entrer dans le royaume interdit, estimant avec justesse que les humains n'oseraient pas les suivre. Quant aux autres ennemis que l'on pourrait trouver, les orques comptaient bien s'en charger. Skrog estima qu'il s'agirait d'elfes, qui seraient donc faciles à vaincre.

Gorskar ne changea pas d'avis même quand sa bande fut attaquée par les chevaliers sylvains et les chars du clan Equos. Les elfes et les orques se livrèrent une série d'affrontements pendant que les peaux vertes traversaient les landes et entraient dans les bois.

Sur les chemins de la forêt, les orques tombèrent dans des fosses dissimulées et autres pièges préparés pour eux par les Forestiers. Alors que la confusion s'emparait de la horde de Gorskar tentant d'éviter les pièges, les archers elfes firent pleuvoir des flèches de trois côtés.

Quelques instants plus tard, les peaux vertes fuyaient vers les terrains découverts. Les chevaliers sylvains qui s'étaient regroupés les attendaient au faite des collines. Ils chargèrent et annihilèrent les orques en fuite. Gorskar lui-même tomba sous les coups du héros Elgerth à bord de son char. Le chamane Skrog invoqua les dieux orques mais en vain. Il fut coincé dans les pierres d'un cairn écroulé par le mage Anghifyl et disparut dans un duel de magie entre les deux sorciers. Certains disent qu'il s'échappa par une ouverture entre les rocs et parvint à rejoindre les Montagnes Grises. D'autres remarquent qu'une des pierres ressemble étrangement à un orque ! Quoi qu'il en soit, ce fut une grande victoire pour les elfes d'Athel Loren.

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MessageSujet: Re: Athel Loren   Dim 30 Nov - 19:00

LA BATAILLE DES CAIRNS


Il y a de nombreux cairns, monolithes et tumulus dispersés dans les landes entourant la forêt de Loren. Certains ont été dressés par les elfes sylvains comme pierres frontalières, bornes ou tombes pour les chefs des clans. D'autres indiquent le lieu de repos de chefs barbares ancêtres des bretonniens et d'autres encore cachent les restes et les trésors d'aventuriers nains. Les grands cairns couvrent souvent les amas d'ossements des innombrables envahisseurs skavens, elfes noirs, hommes, hommes bêtes, guerriers du Chaos, nains et orques, massacrés par les elfes sylvains.

Ces piles colossales de pierre taillée, couvertes de fougères ou d'arbres, attirent les nécromanciens comme des aimants. Les chevaliers sylvains qui surveillent cette région sont toujours à l'affût des vagabonds solitaires, revêtus de grands manteaux et voyageant à la lueur de la lune. Il y a aussi les signes révélateurs d'os assemblés près des monolithes, de trous creusés dans les fosses communes, de cendres de feux rituels et de symboles étranges barbouillés sur les pierres et dégageant une odeur nauséabonde de sang de dragon.

Les chevaliers sylvains pourchassent évidemment ces sorciers maléfiques avant qu'ils ne parviennent à réveiller quoi que ce soit pour leurs plans démoniaques.

Ce fut dans les années qui suivirent la défaite infligée par les bretonniens du duc de Parravon aux morts vivants que le Lichemeister Kemmler fut aperçu dans les landes d'Athel Loren. On l'entrevit plusieurs fois auprès des plus grands cairns. A peine était-il repéré qu'il disparaissait, semblant deviner chaque fois qu'il était surveillé. Les chevaliers sylvains parcoururent sans arrêt les landes mais ne purent le retrouver.

D'autres abominations apparurent sous la forme d'une nuée de charognards. Ces créatures se perchèrent sur les cairns et commencèrent à gratter le sol, finissant par récupérer quelques os à ronger. Les chevaliers sylvains envoyèrent un message à l'autre bout de Loren pour demander l'aide des Guerriers Faucons du clan des Pins. Ceux-ci, conduits rapidement par Ythil OEil de Faucon, fondirent sur les charognards et les massacrèrent, seuls quelques?uns parvenant à fuir.

Les agissements des morts vivants causèrent un vive émoi à Athel Loren. Et ceci d'autant plus que l'hiver approchait et qu'il était temps pour Orion et Ariel de retourner dans le Chêne des Ages pour pouvoir renaître avec le printemps. Déjà leur pouvoir faiblissait avec les lunes et la chute des feuilles.

Pendant ce temps, Kemmler attendait dans la chambre funéraire d'un tumulus. Sa cache était complètement inconnue des elfes, qui passaient pourtant devant tous les jours. Dans l'obscurité, Kemmler faisait le décompte des jours en les notant sur le fémur d'un orque. Bientôt, il sut qu'il était temps d'agir. Son plan, comme toujours, était d'envahir la Bretonnie. Cette fois, il lèverait son armée dans les cairns d'Athel Loren et attaquerait la Bretonnie à partir d'une direction inattendue. En même temps, il détruirait Athel Loren, transformant la belle forêt en un désert, un nouveau royaume des morts vivants !

Alors que le soleil descendait, les mages elfes se rassemblèrent dans la Clairière du Roi pour le rituel du renouveau. Orion et Ariel furent revêtus de leurs robes magiques faites de feuilles puis emmenés en palanquin jusqu'au Chêne des Ages. Des danseurs de guerre exécutèrent les danses rituelles des dieux pendant que la procession se dirigeait vers le lieu sacré. A l'intérieur de l'arbre, ils s'assirent sur leurs trônes, l'ouverture du tronc fut refermée et scellée, et des symboles magiques y furent peints. Des Gardes Sylvains prirent position pour surveiller l'arbre pendant l'hiver. Orion et Ariel resteraient en ce lieu jusqu'à ce que l'équinoxe de printemps arrive et que le soleil se soit réchauffé. Ce faisant, leurs pouvoirs se fortifieraient grâce à la magie de la terre, comme cela se passait depuis des siècles.

C'était le moment que Kemmler avait attendu. En agissant pendant le solstice d'hiver, il savait que les elfes n'auraient pas leur roi et reine semi divins pour les mener au combat. Pendant que les elfes conduisaient leurs rituels au fond de la forêt, Kemmler pratiqua ses propres rites infâmes sur les grands cairns de la lande. Rapidement, il eut une horde de squelettes et de revenants autour de lui.
Quelques Chevaliers Sylvains remarquèrent les feux de Kemmler et essayèrent d'empêcher son rituel, mais ils furent abattus par les premiers serviteurs du Lichemeister à sortir des cairns. Kemmler se mit immédiatement en route vers la forêt avec sa horde sous le couvert de l'obscurité. Le royaume elfe n'était au courant de rien.

Les elfes auraient pu être pris par surprise, mais d'autres yeux surveillaient le Lichemeister. Des êtres dont même le nécromancien, malgré sa prudence, ne pouvait imaginer qu'ils surveillaient ses mouvements. Alors que l'armée de squelettes approchaient des elfes, la forêt fut emplie d'étranges bruissements qui inquiétèrent même Kemmler.

Soudain, des mains vertes avec des doigts comme des branches saisirent les squelettes et dispersèrent leurs os, les détruisant complètement. Des dryades aux formes changeantes, étranges et merveilleuses, émergèrent des arbres en hurlant des cris de guerre qui firent même frissonner les revenants. Les forces de cette vie verte et vibrante, de la nature et de la lumière, attaquèrent les forces impies des morts vivants au moment où le faible soleil d'hiver se levait sur les clairières !
L'armée de Kemmler était déjà en pièces lorsque les elfes sylvains, attirés par les cris des dryades, se lancèrent à l'assaut. Kemmler fit demi-tour, des flèches lui sifflant aux oreilles. Les arbres eux-mêmes semblaient se déplacer, comme pour bloquer sa fuite.

Lorsqu'il atteignit la lande dégagée, il était pratiquement seul. Des Chevaliers Sylvains firent leur apparition et commencèrent à massacrer les derniers squelettes. Kemmler crut sa dernière heure arrivée et laissa échapper un cri de colère et de désespoir. Ceci le sauva, car un charognard qui volait à haute altitude l'entendit et se laissa tomber jusqu'à son maître qu'il agrippa avec ses serres, avant de repartir vers les Montagnes Grises.

Des Guerriers Faucons le repérèrent au-dessus du Bois des Pins et le poursuivirent, mais Kemmler leur échappa. Son repaire demeure inconnu mais les elfes sont vigilants. Les cairns des landes furent rescellés, à la fois à l'aide de pierres et de magie. Quand Orion et Ariel se réveillèrent une fois de plus du Chêne des Ages, ils trouvèrent leur royaume sauf et intact.
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Denis
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MessageSujet: Re: Athel Loren   Dim 30 Nov - 19:09

CHRONIQUE DES ELFES SYLVAINS


-1997
La guerre fait rage pendant deux siècles entre hauts elfes et nains. Les colonies elfes du Vieux Monde subissent l'essentiel des combats. Les deux empires s'épuisent et s'affaiblissent dans ce conflit. Tor Alessi (maintenant le port bretonnien de l'Anguille) est assiégé plusieurs fois. Les nains détruisent des forêts entières pour irriter les elfes. Les elfes gardent la forêt de Loren.

-1589
Caradryel, le Roi Phénix d'Ulthuan, rappelle les armées elfes du Vieux Monde pour affronter les elfes noirs qui menacent Ulthuan. Les colonies du Vieux Monde considèrent le départ des armées elfes comme une trahison. Caradryel leur fait savoir que s'ils veulent la protection des armées elfes, il leur faut retourner à Ulthuan. Beaucoup de colons abandonnent le Vieux Monde, mais certains restent.

-1501
La dernière armée elfe quitte le Vieux Monde, laissant derrière elle les quelques colons refusant de partir. Parmi ceux?ci se trouvent les habitants d'Athel Loren, rejoints par ceux qui abandonnent les colonies côtières. Ils se déclarent indépendants du Roi Phénix. Ils suivent à partir de ce moment une voie différente de leurs cousins d'Ulthuan et sont dès lors appelés les elfes sylvains.

-1500 à -1000
L'empire déclinant des nains est détruit par des tremblements de terre. Des tribus orques et gobelines déferlent vers l'ouest, pillant les cités elfes abandonnées et les forteresses naines dévastées. Les elfes sylvains interdisent la forêt de Loren aux pillards.

-1125
Bataille de la Clairière du Malheur. Une énorme armée d'orques et gobelins est écrasée en Loren. Orion et Ariel deviennent le Roi et la Reine de la Forêt.

-1000
Les terres entourant Athel Loren sont colonisées par la tribu primitive des bretonnites. Ils commercent avec les elfes sylvains et apprennent de nombreuses choses mais craignent de pénétrer dans la forêt de Loren.

-700
Le clan des Wythels quitte la forêt de Loren et émigre vers les Montagnes Grises en direction des vastes forêts situées au-delà où il disparaît à jamais. II est à présent appelé dans les légendes le Clan Perdu.

-250
Des marchands, prospecteurs et chasseurs de trésors nains commencent à retourner vers l'ouest du Vieux Monde. Certains pénètrent dans la forêt de Loren et rencontrent les elfes sylvains. Les vieilles rancunes datant de la Guerre de la Barbe ressurgissent, entraînant à nouveau les deux races dans des combats féroces. Certaines expéditions naines disparaissent à tout jamais.

-15
Sigmar unifie les tribus à l'est des Montagnes Grises et forge l'Empire.

700-900
Des seigneurs bretonniens envahissent la forêt de Loren pour s'y tailler des domaines. Certains disparaissent avec leur suite sans laisser de traces, d'autres fuient la forêt en proie à la terreur. Les bretonniens n'osent plus entrer en Loren avec des intentions hostiles.

977
Gilles le Breton commence à unifier les bretonniens en une seule nation.

1350
Bataille du Défilé des Pins. Une armée naine cherchant des trésors en Loren est anéantie dans un décor de ravins et de pics.

1670
Bataille des Prairies. Une armée impériale envahissant la forêt de Loren est écrasée lors d'une embuscade.

1813
Les elfes d'Athel Loren viennent en aide aux bretonniens assiégés dans Brionne et Quenelles par les hordes skavens. L'armée elfe rejoint celle du duc de Parravon et les deux alliés infligent une terrible défaite aux skavens.

2202
Les orques chassés de Bretonnie durant les Croisades tentent de fuir par la forêt de Loren. Ils tombent dans une embuscade et sont anéantis par les elfes.

2495
Des morts vivants invoqués par le Lichemeister Heinrich Kemmler attaquent le royaume de Loren dans une énième tentative d'envahir la Bretonnie mais sont détruits par les elfes sylvains. Kemmler s'échappe.


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MessageSujet: Re: Athel Loren   Dim 30 Nov - 19:11

source Games workshop & malpy
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MessageSujet: Re: Athel Loren   Aujourd'hui à 19:34

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